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Vous souvenez-vous?Vous souvenez-vous????? Des travaux de rénovation ont commencé début Septembre chez souris! ![]() Voici le résumé car si tout va bien tout est fini pour ce soir! Oui? Non?... je n'y crois pas trop de comme a commencé ma journée tôt ce matin! Pas une bonne organisation entre les entreprises! Donc, disais-je.....durant l'évolution des travaux..... SURPRISE!!!! ![]() Un meuble doit aller dans un angle, oooooh! et bien non..... Le mur n'est pas à angle droit... ![]() Conclusion.....difficile de faire accepter aux responsables LE ![]() Démontage des carrelages, remontage du mur à angle droit (QUI N'EST PAS tout à fait concluant mais mieux qu'avant!) Puis..... repose des carrelages!!!! Accepté quand même après un temps de discussion!!!!!! Ce soir et tout le week end si tout est fini bien sur...ce sera : ![]() ![]() ![]() Pour un chez soi ![]() JE VOUS SOUHAITE UN MERVEILLEUX WEEK END! ![]() ![]() ![]() BISOUS A BIENTÔT Hommage à tous mes amis, amies![]() La journée arrive bientôt à sa fin ... une journée de moins pour cette semaine... Mais..... c'est une journée de plus dans notre amitié! Merci à tous Bonne soirée bien au chaud Encore un ami..... dans la même situation que nous les souris...... chat court derrière lui aussi! hihihi!..... Oooooh sorry Cerise! en voici..... l'hommage est pour tous, même s'il n'y avait pas de cerises...non non les souris ne mange pas les cerises! hihihi! Information ....![]() J'ESPÉRE QUE VOUS AVEZ BIEN COMMENCÉ LA SEMAINE... UNE INFORMATION...OUI.... MON AMIE LA SOURIS GANTOISE ET MOI, AVONS MIS NOS CRÉATIONS SUR L'ANCIEN BLOG "SOURIS-RÊVEUSE" DORÉNAVANT LE BLOG SE NOMME "LA SOURIS GRISE ET LA SOURIS BLANCHE" AVEC CE NOUVEAU LOGO, OU VOUS POUVEZ CLIQUER DESSUS POUR VOIR NOS CRÉATIONS PEU Á PEU MON AMIE SOURIS GRISE METTRA SES BELLES CRÉATIONS AH! JUSTE UNE PETITE INFORMATION ENCORE.... LA SOURIS GRISE C'EST MON AMIE, ET MOI JE SUIS LA SOURIS BLANCHE! JE SUIS DEVENUE BLANCHE COMME MON AMI CHAT BLANC!!!!! P.S. SI VOUS FAITES UN CLIC SUR NOTRE LOGO CI-DESSUS VOUS POUVEZ VISITER NOTRE BLOG ![]() PENSES-Y...![]() SUR CETTE RÉFLEXION JE VOUS SOUHAITE UNE TENDRE SOIRÉE BISOUS (ce texte n'est pas de moi, mais je suis tellement en accord avec lui!) Mon retour de vacancesQuel plaisir de vous revoir! Merci pour vos passages et messages durant mon absence! Vous êtes vraiment extraordinaires.
Aaaah ! Comme elles passent vite les vacances !
Qu’ai-je fait durant mes vacances ???? Puis bien sur….. je n’ai pas oublié quelques souhaits de mes amies….. Tailles 38 et 39 c’est bien cela pas vrai ? ![]() En un clin d’œil les jours se sont envolés, Il fallait bien revenir…. « La dolce vita » n’est pas éternelle ! Et oui.... ![]() (je remercie mon amie souris gantoise qui m'a offert sa création des deux souris à l'école!) BONNE SOIRÉE MES AMIES, AMIS! Les aventures de souris....Pour de nouvelles aventures
Je veux bien, c'était la période de Carnaval... J'ai emprunté les lunettes de mon ami chat....
Car je croyais ne pas bien voir.....
Une girafe, oui, une girafe en plein hiver se promenant dans la neige!!!!!
Même pas un mois plus tard, le soleil brillant dans un merveilleux ciel bleu,
Mickey et moi décidions de partir vers d'autres horizons, juste pour un week end...
Ce fut le week end passé! Nos yeux pétillaient de bonheur voyant cette belle nature, et je n'ai
pas résisté à la pensée de prendre une photo pour vous tous....
Oui, le printemps était au rendez-vous...
Nous nous sommes promenés au bord du lac, regardant les arbres en fleurs.
Soudain.... sans mes lunettes..... à nouveau un délire.....
Et un peu plus loin ..... encore un autre.....
Moi, petite souris je me sentais de la taille d'une puce à côté de ces deux géants!
Je n'en croyais pas mes yeux! Mickey me confirme que je voyais bien.... qu'ils étaient bien devant nous ces petits dinos!!!
Après ces quelques aventures nous retournons chez nous..... avec le soleil biensur.
Et... aujourd'hui, en ouvrant les stores que vois-je? Ceci....
MORAL DE L'HISTOIRE :
" Il n'est pas necessaire de voyager bien loin pour voir des choses insolites!"
BONNE FIN DE JOURNEE
A TOUS
(je tiens à prèciser que les images "blingee" sont de mon amie souris gantoise! Merci mon amie souris!)
J'ai lu un billet très intéressant chez.....Bonsoir mes amies, amis,
Un billet de ce jour a retenu mon attention , très intéressant à lire, et si vrai!
C'est un billet écrit par Aigle oiseau.
Bonne soirée gros bisous à toutes et tous!
JE N'ACCEDE TOUJOURS PAS....Non, je n'accède toujours pas, je peux ouvrir, mais une minute après la page se ferme et vient la fameuse fenêtre "nouveau sur Windows Live Storage?".... Un windows live ID est indispensable pour acceder à cette page.... Donc, voilà, je n'arrive plus à
organiser ma page perso.
La seule possibilité que j'ai est d'écrire un billet, chez moi et chez tous, mais pas d'image sur vos livres d'or!!!! L'autre jour j'ai réussi
mais depuis, plus rien!
Alors voilà pour vous remercier de vos messages pour essayer de m'aider, ce matin j'ai pris des photos en pensant à vous! Et je voudrai ainsi partager avec vous toutes et tous...
UN GRAND MERCI DE VOS MESSAGES ET IMAGES (COMMENT FAITES.VOUS?, je n'y arrive plus), DEPOSE SUR MON LIVRE D'OR....
Pour le moment je fais PAUSE de mon blog, car je suis vraiment déçue!.
Bonsoir à toutes et tous....
Et bien voilà.... surprise géante! Sans rien nous dire, sans avertissement, on se retrouve devant une grande nouveauté.
"Changement du système dans space débrouillez-vous"
Il est vrai que de nos jours nous devons être : flexible, polyvalent, rapide à s'adapter.... mais voilà parfois ce n'est pas si
simple.
Sur ce..... mes amies, amis, je vous souhaite une bonne soirée, peu à peu tout rentrera dans l'ordre et puis, c'est bientôt
le week end! Du temps pour tout comprendre.
Grenier du mondeEnfoui dans le sol gelé de l'Arctique, un cocon de béton armé
doté d'une porte bindée abrite plus de
quatre millions d'échantillons de semences
Inauguré en février 2008, ce coffre-fort de glace protégera,
à une température de -18°C, une partie du patrimoine
végétal mondial d'éventuels cataclysmes ou de conflits à
venir.
(lu dans les clés de la planète - agir maintenant-) La soirée des trois sorcières![]()
Connaissez-vous les trois sorcières qui font tout leur possible pour organiser une sortie Entre elles au moins une fois par année ?
Les voici
Elles se connaissent depuis une quinzaine d’années. Pendant pas mal de temps elles Ont travaillé sur le même terrain ; voici bien trois ans que la vie les a appelées ailleurs, Chacune de leur côté.
Souvenirs et liens obligent, elle tâche de se rencontrer en 2008, histoire de mettre A jour leur vécu. Le jour « J « arriva…. Jeudi 24 Juillet…
Une atmosphère étrange régnait dans l’air, une très mystérieuse ambiance….
Non, ce n’était pas une nuit de pleine lune ! mais uniquement une demi-lune d’une Couleur aux reflets orangés du rarement vu, elle était énorme accrochée dans le ciel Etoilé, et semblait à porté de main !
Les trois sorcières Mont, Mol et Vent, dévalèrent la montagne sur leurs vieux balais Sorti pour l’occasion.
Presque dix mois s’étaient écoulés depuis leur dernière rencontre.
Les yeux pétillants, large sourire aux lèvres, les voici arrivées dans une ville aux Vestiges du XV ème siècle. Ah ! Ça leur allait bien la déco !
Un petit restaurant, surprise réservée par sorcière Mol, (c’est elle qui fait les surprises), odeurs méditerranéenne ou océanique voici qu’elles se décident….. À manger non pas des chauves souris, Mais des moules aux frites, arrosé d’un bon vin blanc frais.
« Modernes ces sorcières » me direz-vous ! Et avec raison !
Pour tout vous dire, les trois, en dégustant ce délicieux plat, philosophait sur la Vie, le regard du passé, du futur ; se faisant ainsi un bien fou entre rires et Dégustations.
Le temps passe sans faire de bruit, la cathédrale sonne les douze coups de Minuit rappelant aux sorcières qu’il faut rentrer…
Elle s’en retourne à travers les ruelles, oú la sensation très forte de voir apparaître Un personnage des années 1400, les fait frémir.
Gentiment, avec le regret de se quitter, et d’autre part la satisfaction de S’être rencontrées ; elles remontent la sombre vallée que la lune éclair, et, tout doucement, rangent leur balais pensant avec espoir à leur prochaine Rencontre…
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Message pour tous de Belloula"Merci de votre soutien a 100% j'en attendais pas moins de votre part mes amis,es vous êtes de la même veine que moi, même si nous n'avons pas le même pays!mais aussi tout conseil ou petite, grande idée a rajouter, je suis preneuse et j'y répondrai volontier! vous pouvez me joindre a mon adresse mail crée pour ça qui est sandrineBelloula@hotmail.com msn d'info question et pour diriger les nouvelle personne ici."
(Pour lire le billet intégral de Belloula, faites le : http://belloula-co.spaces.live.com/blog/cns!F846BE59073D808C!5990.entry)
Histoire vraie de souricette
CHAPITRE III et fin (Offert par Gladys-dite-minouche)
Le jour du déménagement est arrivé. Des Granges à Château d'Oex. Ni une, ni deux. Souricette décide de nous accompagner. Ce que nous ignorons bien sûr. Arrivés à destination, déballage de tous les objets et rangements des cartons à la cave. Nous sommes tout-de-même étonnés de trouver une (voire plusieurs traces) de pattes de souris - on va dire comme cela pour être pudique. Est-ce ancien ou récent? Après quelques jours, la maîtresse de maison trouve de petits tas de concentrés de soupes maggi - eh oui - à côté de l'emballage posé sur une étagère de cuisine. Et de tous petits trous, vraiment tous petits, dans les sachets même. Dans un premier temps, on s'en étonne, parce que franchement, du concentré de soupe, mais on se rappelle ensuite qu'il y avait eu les carottes, les pommes-de-terre, le sucre, et même les petites cornettes retrouvées dans un sabot. Un tas de cinq unités. Bien rangées, façon petits cailloux à la pointe du soulier, bien au fond. Cinq cornettes, cinq souriceaux?? Le "point noir" du début de l'histoire est dans les lieux. Mais oû? Et serait-ce un souriceau ou une souricette ou vraiment maman souris? On observe mieux le comportement de la chienne, excellente traceuse. Et voilà qu'on débusque un jour madame souris dans la chambre de bain attenant directement à la cuisine. Elle ne pouvait mieux choisir. On tente de l'attraper pour la mettre au moins dans le jardin, mais que néni. Elle a fait son nid chez nous. Quelque temps seulement. Parce qu'il n'y aura pas d'épisode quatre "le retour". Souricette a passé sous les roues de la machine à laver le linge qu'on poussait à côté du lavabo les jours de lessive en décembre 2000. Et comme disent les enfants, cela est la vérité vraie, foi de souris. (Un grand merci à Gladys-dite-minouche pour cette histoire vraie!) Au coeur de la BolivieChapitre III et fin Tel un enfant se défaisant d’un gros chagrin, je raconte alors à cet inconnu la situation pitoyable dans laquelle je me trouve. Doucement, il s’agenouille auprès de moi et me tend sa main abîmée par des années de dur labeur dans le désert, la plus belle que j’aie vue. Il m’aide à me relever et me dit de ne pas m’inquiéter, que tout va bien, qu’il va m’aider. Il s’appelle Gabriel. A quelques mètres de là, nous entrons dans une petite maison, la sienne. Je m’avance timidement et y découvre une mère occupée à préparer le repas et quatre enfants attendant sagement à table. Tous sont surpris de ma présence, mais quelques mots de mon ange gardien suffisent à les rassurer. Ce dernier m’offre une chaise et son épouse ajoute rapidement un couvert sur la table. La pièce est simple, faiblement éclairée et il y flotte une délicieuse odeur de légumes. Mais par-dessus tout, si la température y est agréable, elle est surtout emplie d’une douce chaleur humaine. Cette simple petite cuisine reste encore aujourd’hui pour moi le plus merveilleux endroit au monde. Encore un peu dépassé, je me confonds en remerciements lorsque la maîtresse de maison dépose cette assiette emplie de soupe aux légumes. Tous me regardent porter chaque cuiller, chaque bouchée de pain à ma bouche comme s’il s’agissait de la nourriture la plus précieuse du monde. Ils ne sauront jamais à quel point elle l’était pour moi ce soir-là. Mon délicieux repas terminé, je ne peux m’empêcher de les interroger sur leur gentillesse, dans la mesure où depuis mon arrivée les habitants ont été plutôt fermés, voire méfiants. Gabriel m’explique qu’Uyuni est devenue une ville de passage, qui voit tout au long de l’année de nombreux touristes venus du monde entier y faire escale. A cet égard, de nombreuses agences tenues par des particuliers étrangers et aisés ont été ouvertes. La ville a également été modifiée et les habitants s’y sont retrouvés écartés, comme exclus. Hormis quelques guides chanceux, tous sont exploités et gagnent difficilement leur vie. Je comprends mieux alors le regard de ceux que j’ai croisés. Je ne suis qu’un touriste de plus, venu dépenser son argent et s’abreuver de paysages magnifiques sans respecter, ni même prêter attention, à leur culture ou leur situation. J’ai honte. J’ai jugé, tout et tout le monde, sans chercher à comprendre. Moi qui me targuais de me fondre dans le paysage, de m’intégrer à la culture, je ne suis resté qu’un étranger à l’esprit fermé. Je réalise alors le luxe dans lequel les habitants de la Suisse vivent jour après jour sans s’en rendre compte. Nous avons tout. Des paysages splendides à nos fenêtres ou à quelques kilomètres à peine, de la nourriture en abondance, de confortables habitations chauffées, la pointe de la technologie à la portée de tous. Ne serait-que que l’électricité, si évidente, élémentaire, que personne n’y songe, ou encore l’eau chaude qui coule à flot sans perdre un degré à chaque fois que nous en avons besoin. Et pourtant, combien de ces mêmes Suisses se seraient penchés vers moi pour savoir si tout allait bien, m’auraient écouté et recueilli chez eux sans même me connaître ? Un peu plus tard, alors que les enfants sont couchés, et que leur mère s’applique à me préparer un lit sommaire mais confortable, Gabriel rentre d’une petite promenade et me prend à part. Humblement, il me tend quelques billets en me disant que chacun de ses amis l’ont aidé un peu et qu’il a réussi à réunir de quoi me permettre d’atteindre la frontière argentine. Je réalise qu’il y a là l’équivalent d’un mois de leur salaire. Je reste sans voix devant la bonté de cet homme qui, pour nourrir sa famille, part chaque matin dans le désert y extraire du sel et trouve encore la force de se battre pour aider un inconnu. Un flot d’émotions me submerge et, prenant pour la première fois peut-être la pleine mesure de ce simple mot, je lui dis « merci ». C’est si loin d’être suffisant et pourtant, c’est tout ce que j’ai. En un instant d’éternité, nos regards se croisent et nos deux âmes se rencontrent, celles de deux êtres humains que tout séparent mais qui se sont compris. Je pris la jeep le lendemain matin, avec douze autres passagers locaux et un chauffeur. Alors que nous traversions le désert, frigorifié, secoués de toutes parts, un sourire illuminait mon visage. Au milieu de nulle part, là où je m’y attendais le moins, j’avais trouvé un trésor d’humanité, un exemple rare de dévouement, à l’épreuve des difficultés de la vie. Alors peut importe qu’il manque des murs, de la peinture ou de la lumière aux maisons, puisqu’elles abritent des cœurs emplis d’amour. Au coeur de la BolivieChapitre II Quelques minutes plus tard, je compris à mes dépends que la notion de thé n’est définitivement pas la même partout. Me voilà, perplexe, face à une tasse remplie d’eau bouillante dans laquelle flottent ce qui à première vue ressemble à des feuilles de laurier. Amusé par ma réaction, mon voisin de table m’explique qu’il s’agit de coca (« Heu…coca comme cocaïne ??? ») et que si d’habitude on les chique, elles sont délicieuse en thé aussi. Il ajoute qu’elles vont m’aider à me détendre. Sans commentaire, je me risque du bout des lèvres à boire une gorgée de ce breuvage. Très, très, très, mais très amer. La moitié du sucre à disposition n’y a pas suffit, mais j’ai tout avalé. Je remonte dans le bus avec les autres, la tête haute, fier de me fondre dans la culture locale. Bizarrement il fait moins froid. Nous voilà repartis. Cinq minutes, montre en main pour que tout le monde se rendorme, sauf moi bien évidemment. Mais, oh chance, pour me tenir compagnie et garder le moral, les chauffeurs ont mis de la bonne musique bolivienne. Surtout, ne me demandez pas d’expliquer à quoi ça ressemble. L’aube se lève et Uyuni apparaît enfin. Première mission, trouver un hôtel. Une fois à la réception je demande, à ce qui me semble être la patronne de l’établissement, une chambre simple. Un peu de calme sera le bienvenu, car bien que partie intégrante des joies du voyage, dormir avec un minimum de six autres personnes ronflant autour de soi peut finir par lasser. Je m’imagine déjà, confortablement enveloppé dans un bon édredon douillet, mes membres se réchauffant peu à peu, lisant un livre à la douce lumière posée sur la petite table de nuit accolée à mon lit si confortable. Clef en main, je pars donc à la recherche de ma terre promise. Traversant une cour à ciel ouvert sur laquelle donnent les chambres, je note que toutes les portes sont fermées par des cadenas. Ce qui explique le fait que la clef que je tienne soit si petite. J’y suis. Après m’être battu avec mes doigts engourdis par le froid qui se refusaient obstinément à faire entrer cette clé minuscule dans cet énorme cadenas, je pousse enfin la porte. Me voilà donc planté au milieu de la pièce, ébahi, perplexe. Je suis dans une chambre avec un lit - à prendre strictement à la lettre. A savoir : pas de tapis au sol, ni de peinture sur les murs, pas de fenêtre, de meuble d’agrément, d’électricité ou de chauffage. Il y a là, sol murs et plafond en ciment brut et un lit composé de pieds, sommier, matelas, housse et coussin, drap et couverture (au singulier). Ah ! Il y a bien sûr la porte, en bois brut, qui se verrouille…de l’extérieur uniquement. Résumons : les voleurs vont-ils entrer piller mes affaires avant ou après que je ne sois mort de froid dans le noir le plus total ? D’un naturel plutôt optimiste, je décide de ne pas y penser…pas trop du moins, et de faire un petit somme bien mérité avant de partir explorer la ville. Mais voilà, si je veux avoir une chance de m’endormir il me faut d’abord parvenir à cesser de trembler de froid. Après avoir dors et déjà vaincu les claquements de dents intempestifs, je décide néanmoins de m’équiper un peu mieux. Dieu merci, je n’ai pas passé outre les marchés péruviens. En deux temps trois mouvements je vide mon sac et enfile chaussettes péruviennes par-dessus les miennes, pantalon de pyjama, jogging, t-shirt, pull péruvien, gros pull à capuche, écharpe, gants et bonnet péruviens. Je relève ma capuche, tire la couverture et me couche enfin. Quelques heures de vaines tentatives plus tard, je décide de m’avouer vaincu et de sortir découvrir la ville. Il me faut de l’argent liquide, de la nourriture, maintenant que mon estomac va mieux, et trouver une agence organisant des expéditions pour le Salar. Mais avant ça, une bonne douche (qui se trouve de l’autre côté de l’hôtel) pour me remettre sur pieds. J’attrape mes affaires et sors de ma geôle. En traversant la cour je tombe sur une jeune femme de chambre lavant à la main draps et housses de coussin dans une grande bassine. Un autre monde décidément. Mais je n’avais pas compris la difficulté de sa tâche avant d’arriver dans les douches, d’ouvrir l’un après l’autre chaque robinet d’eau chaude et de n’en voir rien sortir. Je tente alors ma chance avec l’eau froide dans l’espoir qu’elle soit plutôt fraîche que glacée. Quelle naïveté. Résigné à ne pas me doucher mais résolu à en faire un minimum, je choisi un lavabo et m’attèle au rituel de toilette de base ! Impossible de se rincer la bouche sans expérimenter cette douleur que le froid propage de vos gencives jusqu’au cerveau. C’est décidé, il va me falloir des bouteilles d’eau minérales pour pouvoir me brosser les dents et faire un brin de toilette. Je repasse devant cette brave dame qui ne doit plus sentir ses mains depuis belle lurette et retourne dans ma chambre pour prendre mon sac et partir à la découverte de la ville. Je parcours les rues depuis quinze bonnes minutes déjà et elles sont…vides. J’ai l’impression d’être dans une ville fantôme du Far West avec ses grandes allées désertes et ses boules de paille et de poussière roulées par le vent. (Bon d’accord, il n’y a pas de paille ici, mais le sel la remplace avantageusement – c’est selon). Je repense à la femme de chambre de l’hôtel et me demande si je ne l’ai pas rêvée. Portes et fenêtres closes se succèdent. De temps à autre le vent souffle, rompant le silence et l’immobilité. Au-dessus des toits, le bout d’une horloge dépasse. Intuitivement, c’est vers elle que je me dirige. Il est deux heures. Le carillon résonne dans les rues désertes. Puis soudain, j’aperçois quelqu’un. Une femme. Elle est assise sur le pas d’une porte et semble s’y fondre. Je m’approche doucement et lance un timide « bonjour ». Lentement, sans un mot, elle lève les yeux vers moi. Ils semblent me demander ce que je veux. Un peu mal à l’aise, je lui explique que je suis à la recherche d’un bancomat. Face à son air perplexe, je sors ma carte maestro et mime la gestuelle d’un retrait d’argent. Alors tout doucement, elle lève le bras, pointe le bout de la rue et murmure : « Banque… ». Tout à fait déstabilisé, je la remercie et lui offre un sourire avant de marcher dans la direction indiquée. Quelques dizaines de mètres plus loin, effectivement la porte de la banque s’ouvre sur une foule de gens faisant la queue. (Mon Dieu ! J’ai trouvé la population de la ville !). Sagement, j’attends mon tour. Une bonne demi-heure plus tard, me voici enfin au guichet face à un homme. Visage sombre et fermé, attitude glaciale, voix morne. Feignant l’indifférence, je sors fièrement ma Mastercard, sésame contenant toutes mes économies de l’année écoulée, eldorado empli de toutes mes richesses, et la lui tend. - Non - Comment ça non ? - Seulement Visa. - …Comment ? - Seulement Visa. - Ok. Il y a un bancomat qui prenne cette carte par ici ? - Un quoi ? - Une machine qui distribue de l’argent vous savez ?! - Non. - ...et comment je fais pour avoir du liquide ? - Il faut vous rendre à la prochaine ville. - Qui est à… ? - 350 km. - …il y a quelque chose entre deux ? - Non. Les gens attendent derrière vous. - Oui…je…excusez-moi…merci Abasourdi, hébété, je me dirige lentement vers la sortie. Et que vais-je faire maintenant ? Je dois avoir quelques cents et des poussières en poche. Mon ventre gargouille. C’est incroyable comme l’instinct de survie continue de fonctionner malgré tout ! Il faut que je trouve un supermarché. On doit certainement pouvoir y payer avec une carte. Revigoré par cette idée, je regarde autour de moi et aperçois un groupe d’hommes de l’autre côté de la rue. D’un pas décidé je me dirige vers eux et leur demande la direction du supermarché le plus proche. Face à leur silence interrogateur (mon espagnol doit décidément être pitoyable !), j’essaie de me faire comprendre un peu mieux. Je leur explique donc qu’il s’agit d’un endroit où on peut acheter de la nourriture, des boissons, enfin, des produits de toutes sortes. Un peu perplexes, ils m’expliquent néanmoins le chemin à prendre. Il me fallut moins de cinq minutes, le temps du trajet, pour comprendre l’hésitation des mes précédents interlocuteurs. Je me trouve dans ce qui ressemble à un dépôt désaffecté. Le tout en ciment brut avec quelques ouvertures dans les parois laissant entrer le peu de lumière qui éclaire un étalage de femmes, assises à même le sol, leurs marchandises étalées sur de simples couvertures. J’en conclus rapidement qu’il s’agit là du seul type de supermarché que je pourrai trouver dans cette ville et qu’il n’y a aucune chance que je puisse obtenir quoi que ce soit avec mon petit bout de plastique dérisoire (même si il y a écrit Master dessus !). Ce n’est pas possible, il doit bien y avoir un moyen d’obtenir de l’argent liquide dans cette ville quand on n’a pas la bonne idée d’avoir une Visa !... Mais comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ! Il doit bien y avoir une agence, un hôtel, acceptant les cartes comme moyen de paiement ! Je les paie, et ils me donnent la somme en liquide ! Simple comme bonjour ! Pas tant que ça. Deux heures plus tard, je connaissais la ville et ses hôtels par cœur, étais au courant de toutes les excursions organisées vers le Salar, avais distribué d’innombrables sourires, usé de toute ma patience et ma psychologie, mais personne n’avais voulu me céder quelques billets contre un paiement par carte. « Le règlement ne l’autorise pas vous comprenez ? » Non je ne comprends pas. Quant à l’unique moyen de quitter la ville, des jeeps partant à 4h00 chaque matin, seul les bolivianos sonnants et trébuchants étaient acceptés. Enfin, gâteau sur la cerise, j’étais logée dans un des seuls établissements n’acceptant lui aussi que du liquide. Etablissement qui m’a bien entendu prié de quitter les lieux lorsque j’ai tenté de les apitoyer sur mon sort. Et voilà comment les gens disparaissent à l’autre bout du monde et que des années plus tard on les retrouve, dormant sous les ponts et mendiant sur les trottoirs. Je me remets à errer dans les rues, mon gros sac sur le dos. L’esprit vide, je regarde mes pieds avancer un à un, comme mus par une force extérieure. La nuit va tomber et je suis mort de faim, de froid et de fatigue. Sans forces, je finis par me laisser tomber sur sol et m’assieds, le dos appuyé contre un mur, les jambes repliées, le regard vide. Pour la première fois, je me fonds dans le paysage, immobile, silencieux, sans vie. - Tout va bien? Lentement, je lève les yeux. Je découvre un homme, le visage tanné par le soleil, à l’image des habitants de ce pays au climat si rude. Il me regarde, l’air concerné et m’offre un sourire empli de bonté. - Je crois que je suis perdu… Au coeur de la Boliviechapitre I
AU COEUR DE LA BOLIVIE
(histoire vécue et offerte par
Transi de froid et tenant encore mal sur mes jambes, j’attends le bus qui m’emmènera loin d’ici… Je repense à ces femmes péruviennes qui m’ont supplié de les aider à passer la frontière Chili-Pérou avec un peu de la marchandise destinée à être vendue dans les marchés qui parsèment les grandes villes touristiques. Je me revois, saluant le garde, l’air de rien avec pas moins de trois paires de Nike originales dans mon sac, deux bons kilos de bijoux fantaisies, un service de couverts de table complet (au moins en argent, étant donné le poids des seules petites cuillères) et de belles Adidas flambant neuves aux pieds. Je m’imaginais déjà expliquer au monsieur que j’avais une petite amie raffolant de bracelets et autres boucles d’oreilles qui m’attendait impatiemment en Europe. Tirade que j’aurais ponctuée d’un « oh vous savez les femmes ! ». Puis, une fois de l’autre côté, je revois le ballet des gardes frontières déchargeant le bus de ces innombrables sacs de marchandises, les contrôler un à un, confisquer l’excédent, se faisant plaisir au passage certainement et ordonner aux femmes de ranger le tout elles-mêmes. Je repense au nombre incalculable de kilomètres parcourus pour atteindre Cuzco, lieu de passage incontournable pour quiconque est venu se risquer à escalader la montagne menant aux ruines du Macu Picchu. Je me souviens de cette ville incroyable, emplie de l’histoire d’un peuple disparu avec ses secrets, des maisons qui tombent en ruines, des enfants qui vous abordent à chaque coin de rue pour vous vendre cartes postales et autres babioles, de la pauvreté mais surtout de la gentillesse et l’amabilité de ses habitants. Et par dessus tout, je ressens encore l’appel de la montagne et ses promesses, elle qui cache en son sommet cette mystérieuse cité que le monde a si longtemps cru perdue. Mais voilà, une coalition de gallinacés en avait décidé autrement. Je ne saurais dire si la faute en incombe plus particulièrement à la soupe aux pattes de poulets flottant à la surface (qu’il m’a tout de même fallu quelques bonnes minutes et surtout quelques cuillérée pour identifier comme telles) ou au reste de la bête qui a suivi… ou peut-être encore à la dinde le lendemain. Quoi qu’il en soit, voilà quatre jours déjà que mon estomac est vide, acceptant à peine quelque bouchées de riz blanc et les litres d’eau et de thé que je lui procure tant bien que mal. Certains habitants ont dit que les esprits des anciens ne voulaient pas que je monte jusqu’à la cité, qu’ils me protégeaient d’un mal qui me serait arrivé là-haut. Moi je dis que plus jamais je ne mangerai du poulet, inca ou non ! J’ai donc bravement fait mon sac, lancé pour moi-même un « ce n’est pas grave, je reviendrai ! » et pris le premier bus en direction de la Bolivie pour me rapprocher du deuxième lieu incontournable de mon périple : le Salar d’Uyuni. Non le sel ne pousse pas dans les arbres, il vient entre autres de déserts de sels dont le plus vaste, celui vers lequel je me dirige, est situé au sud-ouest de la Bolivie.
Après une brève escale à La Paz, plus haute capitale du monde mais dont je n’ai vu que le mur de la salle de bain de l’hôtel malheureusement (oui c’est terrible de tomber malade en voyage !), je suis planté sur le quai no 4 du terminal de bus en espérant que les bons antibiotiques helvétiques que j’ingurgite depuis hier vont finir par me guérir. Et puis ce froid, ça n’est plus possible, si seulement notre véhicule était déjà là, histoire de pouvoir aller mourir au fond d’un siège et ne rouvrir les yeux qu’une fois arrivé à Uyuni. Bon, il y a bien ce minuscule bus vert, décoré de jolis autocollants de Titi, Gros-Minet et autres héros de dessins animés, qui doit certainement servir au transport d’enfants… ou devait du moins, dans la mesure ou il semble sur le point de tomber en pièces. Vivement que quelqu’un vienne le déplacer pour que le nôtre se gare et que nous montions tous à bord. Les passagers sont déjà là. Il y a principalement des hommes, des travailleurs qui rentrent chez eux j’imagine. Ils ont l’air fatigués, ce qui présage un trajet calme et silencieux. Bonne nouvelle ! C’est au moment précis ou je formulais cette dernière pensée que sont arrivés deux boliviens, les joues rouges, riants à gorge déployées, se donnant des tapes sur l’épaule à chaque instant et mettant difficilement un pied devant l’autre. Bien, il ne me reste qu’à espérer que les doses d’alcool ont été suffisamment importantes pour qu’ils s’effondrent sitôt assis dans leurs sièges, …le plus loin possible du mien. Mais lorsque les deux hommes saouls ont sorti leurs clefs et ouvert la porte du petit bus vert, qu’ils se sont installés à la place du chauffeur et de son second (ils sont toujours deux pour les longs trajets) et que tous les gens ont commencé à monter et à s’installer, j’ai compris que les problèmes ne faisaient que commencer. Ca m’apprendra à ne pas suivre les grands circuits touristiques ! Au temps pour mes grandes idées quant à la meilleure façon de voyager, oui « c’est tellement mieux de baigner dans la culture de l’endroit, de se mêler à la population locale vous comprenez! ». J’ai rapidement été rassuré quant à mes chances d’arriver à bon port conduit par deux individus imbibés d’alcool au volant, dans la mesure où, je l’ai découvert une fois sorti de la capitale, il n’y a pas vraiment de routes en Bolivie, juste un immense désert. C’est beaucoup mieux, on ne risque pas les embouteillages, et puis si accident il y a, on ne risque pas de provoquer d’autres dégâts que quelques plantes arrachées et cailloux égratignés. Bon en même temps, combien de temps faut-il pour secourir des individus au milieu de désert, bien loin de toute zone fréquentée, sans aucun moyen de communication… Ceci étant établi, passons à la question suivante : comment m’installer confortablement pour dormir ? Ce qui peut sembler anodin pour n’importe quel habitant de la Suisse ou autre pays aisé et moderne s’avère bien plus complexe au fin fond de la Bolivie, dans un bus tombant en ruines. Il y a la température déjà : il doit faire moins de cinq degrés et la nuit est à peine tombée. Vous me direz que c’est parfaitement normal en hiver à plus de 4000m d’altitude en plein désert où l’amplitude thermique est grande. Mais pas à l’intérieur du bus ! J’ai rapidement abandonné l’idée qu’un chauffage que ces messieurs finiraient par allumer puisse exister et me suis contenté de sortir ma grosse couverture (toujours utile en voyage !). Après m’être bien emmitouflé, trouver une position dans laquelle mon corps n’irait pas, à chaque instant, heurter violemment vitre, paroi, siège avant et autres obstacles s’est avéré un vrai challenge. Car qui dit absence de route, dit fortes secousses permanentes. La seule comparaison qui me vient à l’esprit s’approche de quelque antique attraction vibrante et grinçante de Luna Park. Et encore, cela ne rend pas justice à la réalité épique de ce trajet. En réalité ça ressemble plus à…. un vieux bus bolivien en plein désert. Mes espoirs de sommeil envolés, je prends quelques instants pour regarder autour de moi. Je n’en crois pas mes yeux. Ils dorment tous à poings fermés ! Il leur aura fallu moins d’un quart d’heure pour tomber dans les bras de Morphée alors que moi, pauvre touriste, j’en étais encore à m’arranger avec ma couverture. Pitoyable. Après quatre heures passées à s’imaginer en plein rallye et ce que j’en dirai à mon retour – on s’occupe comme on peut - à calculer l’arrivée de la prochaine grande bosse histoire de bien retenir toutes mes affaires pour qu’elles n’aillent pas assommer quelque pauvre travailleur ensommeillé (ah parce que vous pensiez qu’il y avait des portes bagages ?), voilà que nous nous arrêtons. Tout le monde se lève allègrement et sort du bus. Pour ma part, j’en suis à essayer d’extirper ma jambe congelée du fouillis de sacs qui traînent à mes pieds. Ce faisant, je risque un coup d’œil par la fenêtre après l’avoir dégivrée à l’aide de ma manche. Il faut quelques secondes à mon esprit pour réaliser ce que mes yeux ont déjà vus. Il y a là, au milieu du noir de la nuit trois murs ouverts sur le désert (mais qu’ont-ils fait du quatrième mur ?!), un toit, quelques tables, des gens et de la lumière. Un peu dépassé, je sors du bus et m’arrête net. Le froid s’est emparé de chacun de mes membres et les a immobilisés en un instant. Finalement, il faisait plutôt chaud dans le bus. D’une démarche un peu raide je me dirige à l’opposé du mur manquant, vers la première chaise libre et m’y laisse tomber rêvant déjà au bon thé noir - avec lait et sucre bien entendu – qui goutte après goutte apportera chaleur, douceur et réconfort à mon organisme autant qu’à mon âme. |
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